Menaces d’interdiction de la Brith Mila en Islande

 

Une proposition de loi visant à criminaliser la circoncision en Islande a été déposée par des parlementaires appartenant

à 5 partis politiques faisant partie de la majorité ainsi que de l’opposition.

Cette loi a malheureusement beaucoup de chances d’être adoptée et elle risque d’être étendue à d’autres pays notamment les pays nordiques.

Venant après d’autres dispositions, au sein même de l’Union Européenne, portant interdiction de l’abattage rituel, la criminalisation de la circoncision est une mesure de la plus grande gravité.

 

La préservation de la santé des enfants est une préoccupation légitime mais son instrumentalisation, sans aucun fondement scientifique, pour stigmatiser une communauté parait extrêmement préoccupante. S’agit-il de criminaliser la pratique du judaïsme ou même d’éliminer les juifs d’Europe ?

Dans tous les cas, une telle loi semble être une violation particulièrement grave des droits fondamentaux qui appelle une réaction immédiate et sans ambiguïté des pouvoirs publics.

 

Même si l’Islande ne fait pas partie de l’Union européenne, elle entretient avec elle des relations privilégiées qui impliquent le respect de certains principes et obligations. Ces menaces de violations massives des droits fondamentaux de la personne humaine ne doivent pas rester sans réponse de la part des acteurs politiques.

 

Nous tenons à remercier le Cardinal Reinhard Marx, Président de la commission des Episcopats de la communauté européenne qui a rédigé un article dans le journal « La Croix » dans lequel il exprime sa « préoccupation » au sujet de ce projet de loi criminalisant la circoncision en Islande.