Lois à respecter durant la fête de Pourim

 

 - Jeûne d’Esther

Jeûner la veille de Pourim (jeûne d’Esther). Cette année ce jeûne tombe mercredi 28 février 2018. Début du jeûne à 5h 52. Fin du jeûne à 19h 02.

 

- Lecture de la Meguilla

La Meguilla est un rouleau de parchemin qui désigne le livre d’Esther. Le rouleau d’Esther est un des vingt-quatre livres inclus dans le canon de la bible hébraïque. Il fait l’objet d’une lecture publique la veille et le jour de la fête de Pourim. Il comprend dix chapitres. Le livre d’Esther a été très populaire parmi les masses juives, car à travers la victoire sur Haman, il symbolise, à toutes les époques, la lutte et le triomphe sur l’antijudaïsme. Le rouleau d’Esther fut le sujet favori de l’art populaire juif.


- Michloa’h Manoth

Pourim est le jour où nous tendons la main vers nos frères juifs, quelles que soient les différences religieuses ou sociales. On recommande particulièrement d’offrir un présent à ceux avec lesquels nous nous sommes peut-être disputés ou à ceux qui, nouveaux venus dans la communauté, ont besoin d’un ami. Il faut offrir un présent à deux personnes. Les hommes et les femmes sont inclus dans cette Mitzva. La nourriture doit être comestible sans plus de cuisson ou de préparation. On peut envoyer de la viande, du poisson, des pâtisseries, du vin ou d’autre boissons.

 

- Matanoth laevyonim  

Ce sont les cadeaux pour les nécessiteux qui sont donnés avant la lecture de la Méguilla. Il n'est pas nécessaire de donner des comestibles, mais il est conseillé de faire un don monétaire pour que personne ne manque d’argent et d’aliments pour la fête.  Dans les deux préceptes, nous voyons le désir de donner et de faire plaisir à son prochain.

 

- Séoudath Pourim 

Organiser dans l’après-midi de Pourim, un banquet copieusement arrosé de vin.

 

 

 

Quelques usages de la fête de Pourim

 

Ozné Haman - Hamantaschen

                                             

Ce sont des gâteaux triangulaires que l’on mange dans beaucoup de Communautés. Ils représentent les oreilles d’Haman.

 

• Déguisements

     

À Pourim, les enfants ont l’habitude de se déguiser. Les costumes ne se rattachent pas nécessairement à l’histoire de Pourim, quoiqu’il y ait chaque année des rois et de reines en grand nombre.

 

 

Pourquoi se déguise-t-on à Pourim ?

Se déguiser, c’est se cacher. Dans la Meguilla, le nom de Dieu n’apparaît pas.

En diaspora (en dehors d’Israël), Dieu n’intervient plus de façon ouverte comme il l’avait fait en Égypte par exemple. Il continue à agir mais, sous le voile de l’histoire.

 

 

La Tsedaka

                             

 

Une des obligations de Pourim consiste à ne pas oublier les pauvres.

 

Définition de la Tsedaka

Le mot Tsedaka ne veut pas dire « charité ». Tsedaka signifie : « justice ». Aider ceux qui sont dans le besoin, ne signifie pas agir par pitié, mais accomplir un acte de justice.

Importance de la Tsedaka

« La Tsedaka est aussi importante que toutes les mitsvoth ensemble ».

« Celui qui fait la Tsedaka en secret est plus grand que Mosché Rabbenou »

Dans la Thora, Dieu nous donne l’exemple :

– Il habille ceux qui sont sans vêtement (Adam et Eve)

– Il rend visite aux malades (Abraham après la Brith Mila)

– Il console ceux qui sont dans la souffrance (Isaac après la mort de Sara)

– Il s’occupe des morts (Moïse)

Ainsi la Thora commence et finit par un acte de générosité envers son prochain.

 

Différentes façons de donner la Tsedaka

Toute personne doit donner la Tsedaka, y compris les enfants. Si on ne peut pas donner beaucoup, on donne peu.

Il faut donner à tous les pauvres qui sont dans le besoin sans distinction de race ni de religion.

Il faut donner la Tsedaka de façon discrète etc…

Exemples pratiques de la Tsedaka dans le monde qui nous environne : Organisation d’une collecte en faveur d’une campagne de solidarité (aide aux enfants du Tiers-Monde, KKL, etc.).