Le mot du Rabbin

Chers membres de la Communauté,

 

A nouveau, nous voici condamnés au confinement. Certes, un confinement moins strict que le précédent, mais confinement quand même puisqu’il touche presque tous les secteurs de notre vie quotidienne, y compris la fermeture des synagogues.

Face à ce virus meurtrier, nous devons aujourd’hui plus que jamais être vigilants. Nous devons scrupuleusement veiller au respect des mesures de sécurité qui sont prescrites par les autorités locales, régionales et nationales.

 

Je sais : beaucoup d’entre nous sont découragés. On ne voit pas la fin. Rien n’est pire que l’inconnu. 
 

Devons-nous pour cela baisser les bras ? Désespérer ? Se laisser aller ?

Non, Jamais !  Un des passages les plus symboliques de la Bible nous indique la voie à suivre.

 

C’est la nuit. Jacob est seul. Il est attaqué par un ange. A l’issue du combat, l’ange reconnaît sa défaite et bénit Jacob. Il lui dit : « Tu ne t'appelleras plus Jacob mais Israël, car tu as lutté avec l'ange et tu as triomphé ».

 

Quel est le sens de la modification de ce nom ? Que signifie Israël ?

 

Israël (Char El) signifie en hébreu le louangeur: Une personne qui est toujours contente quoiqu'il arrive.

 

Être joyeux est le seul moyen d'être juif au sens vrai du terme. La joie est le centre de gravité de toute la Thora, de même que la tristesse est le pôle d'attraction de toutes les fautes.

 

L'homme qui accepte de céder au défaitisme, l'homme qui prétend que la tâche est au-dessus de ses forces, en un mot : l'homme triste, devient un allié des forces du mal. Inversement, l'homme optimiste, l'homme qui chante se rallie à Jacob-Israel (Char-El) celui qui chante les louanges de Dieu.

 

Le meilleur moyen de se donner des forces, nous enseignent les rabbins du Talmud, c'est de chanter. Notre âme a besoin de chant comme nos membres de gymnastique et notre corps de vitamine. La tristesse, la pesanteur, l'accablement sont des microbes qui menacent constamment notre esprit.

 

En ce moment triste et stressant, en cette période de pandémie, chacun d'entre nous doit se stimuler et se donner de la joie et du courage. C'est une grande Mitzva d'être toujours joyeux.

 

Une Mitzva est pour un juif avant tout un devoir. La joie est obligatoire. Ne laissez pas entrer en vous le moindre soupçon d'abattement, de lassitude et de tristesse.

 

La tristesse salit la vie. Ne lui faites pas de cadeau, ni de compromis. Au contraire, prenez là de force et transformez là en joie.

 

C'est certainement là, le message que j'aimerais que vous reteniez en cette période où le ciel est gris et où les nuages assombrissent notre horizon.

 

Chabbath Chalom à vous tous et à vous toutes.