Le mot du Rabbin

Lag Ba’Omer

Cette fête tombe le 18 Iyar. C’est une petite fête au cours de laquelle tout travail est permis.

 

Le mot « Lag » est composé de deux lettres « Lamed » et « Guimel ».

 

La lettre « Lamed » a une valeur numérique de 30, la lettre « Guimel » a une valeur numérique de 3.

 

Lag signifie donc : 33. Le mot « Omer » signifie : mesure d’orge grillée qu’on offrait à l’Éternel dans le Temple de Jérusalem pour le remercier pour la nouvelle récolte. Cette mesure d’orge était moissonnée le deuxième soir de Pessah par le grand-prêtre.

 

À partir de ce moment, on commence à compter les jours et les semaines qui nous séparent de la fête de Chavouoth. Nous célébrons cette fête pour nous rappeler le moment où cessa l’épidémie qui frappa les disciples de Rabbi Akiva. Cette journée est devenue une petite fête, contrairement aux autres jours de la période de l’Omer où toute joie est interdite.

 

En ce jour, on fait des excursions, et les enfants ont l’habitude de jouer au tir à l’arc comme le faisaient les élèves de Rabbi Akiva qui s’entraînaient à la lutte contre l’occupation romaine.

 

Historique de la fête

 

L’origine de cette fête remonte à l’époque où les juifs luttaient pour regagner leur indépendance, soit quelque 60 ans avant la destruction du Temple.

Les chefs de la révolte étaient Rabbi Akiva et son général Bar Ko’hba.

 

Ils réussirent à chasser les Romains d’une partie considérable de la Judée. Toutefois, les Romains étouffèrent la révolte en massacrant des milliers de combattants de la liberté, parmi lesquels Bar Ko’hba.

 

Ils promulguèrent des lois interdisant : la circoncision, l’observance du Chabbath et l’étude de la Thora sous peine de mort. Les étudiants avec leurs maîtres se réfugièrent dans la forêt, armés de leurs arcs et de leurs flèches.

 

Ils étudiaient la Thora dans la clandestinité.

 

Rabbi Akiva et 9 autres sages furent saisis par les Romains en flagrant délit de violation de la loi romaine, torturés et mis à mort.

 

À cette époque, une épidémie frappa 24.000 disciples de Rabbi Akiva. Mais le 33e jour du Omer (Lag Baomer) l’épidémie s’arrêta. En mémoire de ces temps tragiques, la période du Omer a été proclamée comme période de demi-deuil au cours de laquelle aucun mariage ne peut avoir lieu.

 

L’épidémie ayant pris fin à Lag Ba’omer, ce jour est également connu comme « fête des Étudiants ».

 

Les écoliers vont dans les forêts et les parcs, organisent des pique-niques et des concours sportifs en souvenir des élèves de Rabbi Akiva.

 

Rabbi Chim’on Bar Yohaï

Depuis le XVIème siècle, à Lag Ba’omer, ont lieu des réjouissances en souvenir de rabbi Chim’on Bar Yohaï. Il était un des disciples de Rabbi Akiva et fut l’un des chefs de la révolte de Bar Ko’hba.

Pourquoi le jour de sa mort est-il célébré comme un jour de fête ?

 

Le jour de la mort d’un juste, son âme s’élève, c’est pourquoi l’on fête ce jour avec joie. Hormis cela, la tradition raconte que rabbi Chim’on Bar Yohaï, tout juste avant sa mort, reçut la permission de dévoiler les mystères de la Torah.

 

Coutumes de Lag Ba’Omer

 

Allumer des feux de joie

 

e nos jours, c’est cette coutume qui caractérise Lag Ba’Omer plus que tout autre chose. Partout en Israël, les jeunes et les adultes allument des feux de joie, chantent et dansent autour du feu. La principale raison de l’allumage de ces feux se trouve dans le Livre du Zohar. La maison de Rabbi Chim’on Bar Yohaï fut illuminée au moment de sa mort et lui-même fut une lumière en matière de Thora.

 

Réjouissances autour de la tombe de Rabbi Chim’on Bar Yohaï à Méron

 

A Lag Ba’omer, beaucoup de gens ont l’habitude de se regrouper près de la pierre tombale de rabbi Chim’on Bar Yohaï à Méron. On allume le feu principal et on a l’habitude d’y lancer des objets et des demandes écrites sur papier. On chante des poèmes liturgiques qui ont été écrits en son honneur et on danse avec enthousiasme pendant toute la nuit.

 

Halaka

 

Il s’agit d’une coutume pratiquée par les disciples du Ari Ha Kadoch. Elle consiste à emmener les fils âgés de trois ans et de leur couper les cheveux pour la première fois. Lors de cette cérémonie, on chante et on danse. On mange des gâteaux et on boit du vin.

 

L’arc à flèches

 

Les élèves et les enseignants juifs avaient l’habitude des promenades dans la nature. Ils amenaient des arcs et des flèches et organisaient des compétitions de courses à pied et de tir, en souvenir des combattants courageux de Bar Ko’hba, qui luttèrent dans les forêts et dans les champs contre les Romains.

 

Selon la tradition kabbaliste, l’arc est associé à la personnalité de Rabbi Chim’on Bar Yohaï. Nos sages prétendent qu’à son époque, on ne pouvait pas voir l’arc-en-ciel, qui est le signe de l’alliance entre Dieu et les hommes.

 

En effet, Dieu a promis de ne plus jamais envoyer de déluge, même si les hommes mériteraient une punition. Rabbi Chim’on Bar Yohaï, par sa grandeur et sa sagesse, protégea sa génération, qui fut sauvée par la promesse divine, dont le symbole est l’arc-en ciel