Cher(e)s Membres,

Chère Madame,

Cher Monsieur,

 

Nous espérons que vous allez tous bien.

 

Suite aux dernières décisions gouvernementales, nous avons le plaisir de vous informer que les offices religieux à la Synagogue peuvent reprendre à partir de cette semaine, mais avec un maximum de 15 personnes. Les places sont donc comptées.

 

Nous vous demandons de bien vouloir téléphoner au secrétariat de la Communauté (02.512.43.34) pour signaler votre présence aux offices du vendredi soir et du Chabbath matin.

 

Nous serons malheureusement obligés de refuser l’accès à la Synagogue dès que le nombre de 15 sera atteint.

 

Nous vous remercions d’avance de votre compréhension.

  

Le Conseil d’Administration.

Hanoucca et Noel
 

Voici un texte qui vient en son temps (NOËL) et malgré cela, quelque peu en retard (HANOUCCA). Ce texte a été publié l’année dernière par le journal « La Libre Belgique ». Je vous le renvoie à nouveau, car il me semble qu’il n’a rien perdu de son acuité. 

 

Les deux mains de Dieu

 

 

L’histoire suivante se passa dans la ville de Safed au nord d’Israël. Tous les samedis, l’homme le plus riche de la ville dormait pendant les services matinaux de Chabbath, comme cela était son habitude. Un matin, il fut réveillé juste au moment où on chantait les versets de la Thora de Lévitique XXIV, 5 - 6, dans lesquels Dieu ordonne aux enfants d’Israël de placer douze miches de pain dans l’ancien tabernacle du désert. L’homme s’endormit à nouveau et quand le service religieux fut terminé, il se réveilla sans savoir que ce qu’il avait entendu était le texte de la Thora. Il crut que Dieu lui-même s’était adressé à lui dans ses rêves en lui demandant personnellement de porter ces douze miches de pain.

 

L’homme fortuné s’étant senti honoré que Dieu l’ait choisi et rentra chez lui et cuisit le pain. Il retourna ensuite à la synagogue et décida que le lieu le plus approprié pour son offrande sacrée était l’Arche Sainte où se trouvaient les rouleaux de la Thora.  C’est donc là qu’il plaça les miches de pain.

 

Une fois que l’homme riche s’en fut allé, le Juif le plus pauvre de la ville entra dans le sanctuaire. Là, seul à seul, il s’adressa à Dieu en lui disant que sa famille n’avait rien à manger et que, sans un miracle, ils mourraient tous. Ensuite, comme d’habitude, il alla dans toute l’enceinte pour la nettoyer. Et sa surprise fut grande quand il monta à la chaire et ouvrit l’Arche sainte. En voyant les douze miches de pain il s’exclama : « Miracle ! Béni sois-tu, ô, Dieu, qui t’occupes de nos requêtes. » Et il s’en alla rapidement chez lui pour nourrir sa famille. Quelques minutes plus tard, l’homme riche retourna au sanctuaire. Avec curiosité, il monta à la chaire, en ouvrit l’Arche et vit que les miches de pains avaient disparu. L’homme s’exclama : « Ô mon Dieu ! Tu as mangé les pains ! Tu peux être sûr que je reviendrai t’apporter encore douze autres miches de pain. »

 

La semaine suivante, l’homme riche apporta douze autres miches de pain à la synagogue et il les laissa à nouveau dans l’Arche sainte. Peu de temps après, l’homme pauvre qui avait imploré Dieu pour son soutien entra dans la synagogue car sa famille manquait à nouveau d’aliment. Ils avaient déjà mangé sept miches de pain, ils en avaient vendu quatre et ils en avaient donné une en aumône. L’homme s’approcha de l’Arche et avec surprise s’exclama : « Un autre miracle ! » et, profondément, il remercia Dieu pour son aide. La livraison et le ramassage des pains se sont ainsi transformés en un rituel hebdomadaire qui s’est prolongé durant de nombreuses années.

 

Un jour, le rabbin, qui s’était attardé dans le sanctuaire un peu plus que d’habitude, observa comment l’homme riche déposait les douze miches de pain dans l’Arche et comment, ensuite, l’homme pauvre les reprenait. Le rabbin appela les deux hommes et demanda ce qu’ils faisaient. Très grande fut la déception de l’homme riche qui se rendit compte que ce n’était pas Dieu qui mangeait ses pains, et celle du pauvre qui découvrit que Dieu ne cuisait pas les pains pour lui. Tous les deux craignirent que Dieu ne cesse d’être présent dans leurs vies. Le rabbin demanda, alors, que tous les deux regardent leurs mains. Il dit au riche : « Tes mains, ce sont les mains de Dieu qui donnent à manger au pauvre » ; et au pauvre il dit : « Tes mains sont les mains de Dieu qui reçoivent des cadeaux du riche. »

La page du Grand Rabbin

Hanoucca et Noel